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Dépression post-partum : comprendre, repérer, se faire aider (sans culpabiliser)

image maman avec bébé

La naissance d’un bébé est souvent racontée comme un moment « naturellement heureux». Dans la vraie vie… c’est parfois une tempête hormonale, émotionnelle, logistique et identitaire, le tout avec un manque de sommeil en bonus. La dépression post-partum (DPP) existe, elle est fréquente, et surtout : elle se soigne. Cet article vous aide à comprendre ce que c’est, à reconnaître les signes, et à connaître les solutions de soutien (dont la luminothérapie et l’audio-guidé via le PSIO, en complément d’un suivi médical si nécessaire).


image comprendre la depression post partum

Qu’est-ce que la dépression post-partum ?

La dépression post-partum est un épisode dépressif qui survient après une naissance, dans les semaines ou les mois qui suivent. Elle se distingue du baby blues, très courant, qui apparaît souvent dans les tout premiers jours (pleurs, irritabilité, hypersensibilité) et s’améliore spontanément en quelques jours.




La DPP, elle, s’installe et dure : elle impacte l’humeur, l’énergie, la confiance, et le quotidien. L’Assurance Maladie rappelle que la dépression post-partum touche environ 10 à 20% des mères (et peut aussi concerner l’autre parent).


Les signes les plus fréquents

On peut retrouver (tout ou partie) :

  • Tristesse persistante, irritabilité, crises de larmes

  • Perte d’intérêt, impression d’être « vide »

  • Fatigue intense (au-delà du manque de sommeil), ralentissement

  • Culpabilité, sentiment d’incompétence, peur d’être une « mauvaise mère »

  • Anxiété envahissante, ruminations, hypervigilance autour du bébé

  • Troubles du sommeil (même quand le bébé dort), de l’appétit

  • Difficultés de lien, impression de distance émotionnelle

  • Parfois : pensées noires, idées suicidaires (urgence)Statistiques en France : un sujet fréquent (et trop discret)


Statistiques en France : un sujet fréquent (et trop discret)

En France, les données de l’Enquête Nationale Périnatale 2021 (Santé publique France) estiment la prévalence de la dépression du post-partum à 16,7% à 2 mois après l’accouchement, avec des disparités régionales. Toujours selon cette étude, des idées suicidaires sont rapportées par environ 5,4% des femmes à deux mois post-partum (et une partie évoque des idées fréquentes).


Autrement dit : vous n’êtes pas seule, et ce n’est ni rare, ni honteux.


Conséquences psycho-émotionnelles : quand tout devient “trop”

La DPP n’est pas “juste de la tristesse”. C’est souvent un mélange de :

  • Chute de l’estime de soi (“je n’y arrive pas”)

  • Culpabilité (“je devrais être heureuse”)

  • Anxiété et ruminations (peur permanente, scénarios catastrophes)

  • Perte de repères identitaires (devenir parent peut bousculer profondément)

  • Solitude même entourée (sentiment d’incompréhension)


Ces vécus peuvent être intensifiés par :

  • Un accouchement difficile, un vécu traumatique, une césarienne non prévue

  • Un bébé avec reflux, pleurs intenses, difficultés de sommeil

  • Un allaitement compliqué, des douleurs, une pression extérieure

  • Un manque de soutien, une surcharge mentale, un isolement


La Haute Autorité de Santé souligne l’importance du repérage et d’une prise en charge adaptée des troubles psychiques périnatals (pendant la grossesse et jusqu’à un an après la naissance).


Difficultés dans la vie quotidienne : ce que les proches voient… et ce qu’ils ne voient pas

La DPP peut rendre très difficiles des actions “simples” :

  • Se lever, se doucher, manger correctement

  • Sortir, répondre aux messages, gérer l’administratif

  • Se sentir présente avec le bébé (alors qu’on l’aime)

  • Maintenir la relation de couple, la patience avec les aînés

  • Prendre des décisions (tout coûte, tout épuise)


Pour les proches, cela peut ressembler à de la “distance” ou du “repli”. En réalité, c’est souvent une surcharge émotionnelle + un corps épuisé + un mental en mode survie.


lunettes psio

PSIO et dépression post-partum : quel intérêt possible ?


Le PSIO associe généralement luminothérapie (stimulation lumineuse) et audio guidé (relaxation, respiration, visualisations, suggestions). L’idée n’est pas de “remplacer” un suivi médical, mais de proposer un outil de régulation et de récupération.


1) Luminothérapie : agir sur rythmes, énergie, humeur

La lumière influence nos rythmes biologiques (dont la mélatonine, liée au sommeil). Sur le plan scientifique, il existe des travaux sur la bright light therapy (photothérapie/luminothérapie) dans la dépression périnatale (grossesse et post-partum), avec des résultats globalement encourageants mais variables selon les études et contextes. L’intérêt, quand il est présent, concerne souvent : meilleure régulation veille/sommeil, réduction de certains symptômes dépressifs, soutien de l’énergie.


À propos du PSIO en particulier, une étude (documentée par la marque) explore l’effet d’une lumière bleue pulsée sur l’inhibition de la mélatonine, ce qui va dans le sens d’un impact possible sur la vigilance/rythmes — mais cela ne constitue pas à elle seule une preuve de traitement de la DPP.



femme qui s'envole avec des ballons

2) Audio guidé : calmer le système nerveux, sortir du mode “alerte”

Les approches de relaxation guidée, respiration, visualisation, mindfulness, etc., sont souvent utilisées pour diminuer stress et anxiété, et de nombreuses interventions digitales/psychocorporelles sont étudiées en post-partum. Concrètement, l’audio-guidé peut aider à :

  • relâcher les tensions corporelles

  • réduire les ruminations

  • créer une “bulle” de récupération mentale (même en 15–20 min)






Ce que j’en conseille en pratique

  • Des séances courtes et régulières (plutôt que “une grande séance une fois”)

  • Un objectif simple : baisser la pression, retrouver un peu de sommeil, remettre du carburant émotionnel

  • Toujours en cohérence avec le suivi médical/sage-femme/médecin si besoin (notamment si symptômes sévères)


FAQ – Dépression post-partum

La dépression post-partum peut-elle arriver même si on “a tout pour être heureuse” ?

Oui. La DPP n’est pas un manque de gratitude : c’est une souffrance psychique multifactorielle (biologie, fatigue, histoire personnelle, stress, soutien, événements de vie). Le contexte “idéal” n’immunise pas.


Combien de temps ça dure ?

Très variable. Sans aide, cela peut durer des mois. Avec une prise en charge adaptée (médicale et/ou psychothérapeutique + soutien), l’amélioration peut être progressive et nette.


Est-ce que le PSIO peut remplacer un traitement ?

Non. Le PSIO est un outil de soutien (régulation, apaisement, récupération). En cas de dépression caractérisée, un avis médical reste la base pour évaluer la meilleure prise en charge.


Et si je n’ose pas en parler ?

Commencez par une phrase “petite porte” : “Je ne me sens pas comme moi-même depuis la naissance et j’ai besoin d’aide.” C’est suffisant pour ouvrir un vrai accompagnement.


Découvrir un soutien psycho-émotionnel adapté (PSIO + séances d’accompagnement)

Quand on est en post-partum, on n’a pas besoin d’un discours parfait. On a besoin d’un espace sûr, concret, et sans jugement. Mon accompagnement propose :

  • des séances d’écoute et de régulation psycho-émotionnelle

  • un appui par relaxo-luminothérapie PSIO et audio guidé, pour favoriser l’apaisement, la récupération et le sommeil

  • une approche complémentaire, en lien avec votre suivi médical si nécessaire


Pour aller plus loin sur mon site :


Sources fiables

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